Mémoires de la Société généalogique canadienne-française


 

Sommaire du volume 50, no 1, printemps 1999 (No 219) :
Derniers passagers pour Gaspé (Pierre Provost) 3
Anecdotes (Denise Moineau)                              pages 7, 24, 34, 41, 55, 62 et ... 72
50 & 55 (Normand Robert) 8
Des Chartrand aux États-Unis (Robert Chartrand) 9
Les familles Roy de Joigny, en France (Pierre Le Clercq) 25
Notule généalogique No 42 : Jean Charron et Geneviève Boucher (Micheline Charron) 34
L'ascendance de Marie-Charlotte de Coppequesne : état de la question (Janko Pavsic) 35
Notule généalogique No 43 : François Hotman et Madeleine de Brosse (Luc Chaput) 42
Louis Loysel «...de parochia St-Germani propre Cadenum» (Roland-Yves Gagné) 43
Nos Mémoires... une mémoire (Gilles Laprade) 47
Notule généalogique No 44 : Énigme sur Gilles Ménard (Gérald Ménard) 56
Fichier Origine (Marcel Fournier) 57
Rubrique du P.R.D.H. - Vie et mort de François Hade (Hubert Charbonneau) 63
Notule généalogique No 45 : Les Bonnetat/Bonetta de(s) Montréal (Janko Pavsic) 72
Le Fonds Drouin : mode d'emploi, trésors et curiosités  (5e : Les notaires) (Guy Moineau) 73
On a retrouvé l'origine de François Fenis dit Dauphinais (Robert Phoenix) 75
Sur les différences entre le dictionnaire Jetté, le P.R.D.H. et les microfilms (André Clément) 81
Chronique de la bibliothèque (Micheline Perreault) 86
Boîte aux questions et réponses (Suzanne Ducas) 91

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Sommaire du volume 50, no 2, été 1999 (No 220) :
Au fil du temps et des événements (Normand Robert) 103
Prisonniers canadiens, déportés acadiens, expatriés républicains, à Philadelphie et dans le New York (1755-1783) (Robert Larin) 105
Notule généalogique - 46 - Environ 98 ans... elle en avait 82 (Jean Lépine) 112
Fichier Origine (Marcel Fournier) 113
Ces Français d'origine québécoise (Denis Beauregard) 119
Sur l'origine de François Bouteille dit Bonneville (Claude Bonneville) 125
« Simon Langlois » alias « François Terrien » (Louise Labelle) 127
Enigmes entourant trois personnes (Pierrette Langlois-Thibault) 129
Le Fonds Drouin : mode d'emploi, trésors et curiosités (6è partie) (Guy Moineau) 131
Marie Castonguay, de Vienne en Autriche : le néologisme dévoile l'endogamie (Janko Pavsic) 133
Lauréats des prix Percy-W.-Foy 1999 138
La descendance de François Ade (Hubert Charbonneau) 139
Notule généalogique - 47 - L'église Saint-Maclou à Rouen (Janko Pavsic) 150
Les origines probables du pionnier Pierre Vaillant (Guillaume Lévêque) 151
Notule généalogique - 48 - Jean Chassé (Rémi Gilbert) 154
Les Grant sont-ils barons de Longueuil ? (Robert Chartrand) 155
Notule généalogique - 49 - A la recherche de Pierre Gatien (Germaine Gatien) 160
Julien Piédalue, ancêtre commun à tous les Piédalue d'Amérique (1681-1739) (Gilles Piédalue) 161
Notule généalogique - 50 - L'acte de baptême de François Nadeau (Robert Larin) 170
Chroniques de la bibliothèque (Micheline Perreault) 171
Boîte aux questions et réponses (Suzanne Ducas) 177
Programme des conférences 1999-2000  182

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Sommaire du volume 50, no 3, automne 1999 (No 221) :
Le mot du président (Marcel Fournier) 187
Les habitants de Lachine et le massacre de 1689 (Hélène Lamarche) 189
Inauguration de l'allée François Peron ou la mémoire vivante d'un fils de La Rochelle (Guy Perron) 229
Rubrique du P.R.D.H. - Un mariage insolite, infécond et invalide au Québec ancien (Hubert Charbonneau) 231
Notule généalogique - 51 - D'où je viens (Robert Libman) 240
Philippe de Rigaud, Louis XI, dix papes et des Italiens (Janko Pavsic) 241
Notule généalogique - 52 - Joachim Saint-Eloy et Madeleine Mailloux (Dominique Ritchot) 250
L'ancêtre Charles East (André East) 251
Notule généalogique - 53 - La clé de l'énigme sur Gilles Ménard (Robert Larin) 262
Le Fonds Drouin : mode d'emploi, trésors et curiosités (7è partie : Conclusion) (Guy Moineau) 263
Notule généalogique - 54 - François Bérichon et Marguerite Couvrette (Dominique Ritchot) 264
L'ascendance du musicien Alexis Contant : quelques fausses notes (Alain Contant) 265
Fichier Origine (Marcel Fournier) 269
Recensions (Robert Chartrand)                                   pages 264, 268 et ... 274
Notule généalogique - 55 - Henri Vallée (1813-1854) (Bernard Doray) 274
Chroniques de la bibliothèque (Micheline Perreault) 275
Boîte aux questions et réponses (Suzanne Ducas) 278

 
Notule numéro 52:
Joachim Saint-Éloy et Madeleine Mailloux

 par Dominique Ritchot (10464)

 Les descendants de ce couple se trouvent devant une énigme de taille. Lors du mariage de leur fille Victoire avec Étienne Gagné, le 7 juillet 1794 à Baie Saint-Paul, on la dit originaire de Saint-Antoine de la Côte du Sud (Saint-Antoine-de-Tilly, comté de Lotbinière). Or, le mariage de ses parents n'est pas enregistré dans cette paroisse. La consultation du PRDH (portion 1766 à 1799) nous a permis de rétablir l'indentité des parents de Victoire. Le 22 février 1769, Marie-Madeleine, fille de Joachim Saint-Eloy et Madeleine Mailloux est baptisée à Saint-Antoine-de-Tilly. A sa sépulture, le 2 septembre 1770 à Québec, son père est appelé Éloi-Guillaume Chouan-Teloy. Joseph, fils de Joachim Saint-Eloy, est inhumé le 27 avril 1769 à Saint-Antoine-de-Tilly. Victoire, fille de Joachim Saint-Éloy est baptisée le 7 août 1770 à Saint-Antoine-de-Tilly. Au baptême de Marie-Josèphe le 3 septembre 1772 à Québec, son père est nommé Éloi-Guillaume Chouan. Nous sommes en présence d'une mutation nominative.

Éloi-Guillaume Chouan, fils de Guillaume et Elisabeth Galman, originaire de la paroisse de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, ville et évêché de Paris (Ile-de-France), épouse à Montréal le 26 octobre 1761 Madeleine Mailloux, fille de Jean et Geneviève Toupin, originaire de Beauport. Ce couple a fait baptiser six enfants entre 1764 et 1772, à Québec, Deschaillons et Saint-Antoine-de-Tilly.

La sépulture d'Éloi-Guillaume Chouan dit Joachim Saint-Éloy n'a pu être localisée. Il est mort après le 18 septembre 1772, date où il signe une procuration à son épouse devant le notaire Panet. Madeleine Mailloux est inhumée le 15 février 1792 à Saint-Vallier.

Montréal
ritchotd@hotmail.com 

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Notule numéro 53:
 La clé de l'énigme sur Gilles Ménard

 par Robert Larin (5403)

 Dans le cahier 219 des Mémoires1, monsieur Gérald Ménard se perdait en conjectures devant un Gilles Ménard qui aurait été à la fois soldat du régiment de Carignan et serviteur des jésuites. Monsieur Ménard me faisait l'honneur de me citer, mais il aurait pu tout aussi bien se rapporter au Dictionnaire de René Jetté dont l'interprétation rejoint la mienne2. A mon avis, Gilles Ménard n'a jamais été soldat du régiment de Carignan. Originaire de Braslou à la limite de la Touraine et du Haut-Poitou, Gilles Ménard fit carrière à partir de 1650 dans l'entourage des Jésuites. Recensé en 1667 et 1681, il fut aussi témoin dans un acte d'abjuration le 6 novembre 1678. Frère gris des jésuites, il fut hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Québec où il mourut trois semaines plus tard, le 23 octobre 16903 Cette interprétation suppose donc un seul et même Gilles Ménard, cité en 1650 à la mission de Sillery puis à Québec à partir de 1667. Notons qu'il a échappé à la minutie de Marcel Trudel qui ne le mentionne pas dans son précieux Catalogue des immigrants ni dans sa non moins précieuse reconstitution de La population du Canada en 1666. Le " Rolle des soldats du régiment de Carignan-Sallière qui se sont faits habitans de Canada en 1668 "4 mentionne dans la compagnie de Saint-Ours un certain " Menarde ". Auguste Gosselin aura eu tort de supposer, en 1924, que ce dernier était Gilles Ménard5. Régis Roy et Gérard Malchelosse ont ensuite cité Gosselin dans leur ouvrage sur Le Régiment de Carignan6 Se fiant à ces auteurs chevronnés, Marcel Trudel aura refait la même erreur7. Mais, à ma connaissance, rien d'autre que les dires de l'abbé Gosselin n'a permis de supposer que Gilles Ménard avait été soldat... sinon dans la Compagnie de Jésus !

Longueuil, Québec
larinr@magellan.umontreal.ca

1. MSGCF, vol. 50 no 11, cahier 219, printemps 1999, p. 56.
2. René Jetté, Dictionnaire généalogique des familles du Québec des origines à 1730, Les Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1983, p. 794.
3. Robert Larin, La contribution du Haut-Poitou au peuplement de la Nouvelle-France, Editions d'Acadie, 1994, p. 91.
4. ANC, MG 1, Série D2C, vol. 47.
5. BRH, 1924, p. 127-128.
6. Régis Roy et Gérard Malchelosse, Le Régiment de Carignan, Montréal, G. Ducharme, 1925, p. 106.
7. Marcel Trudel, La population du Canada en 1666, Sillery (Québec), Septentrion, 1995, p. 360.
 

Notule numéro 54:
François Bérichon et Marguerite Couvrette

 par Dominique Ritchot (10464)

 Les mariages non catholiques, on le sait, donnent parfois bien du fil à retordre aux généalogistes. Les parents des époux sont très rarement mentionnés, et en l'absence d'un contrat de mariage, on est souvent dépourvu d'informations permettant de remonter l'ascendance du couple. Dans le cas de François Bérichon et Marguerite Couvrette, mariés à la “Anglican Christ Church” de Montréal le 17 janvier 1789, pas plus l'acte de mariage que le contrat, signé le 22 janvier devant le notaire Louis-Joseph Soupras, ne révèlent les noms des parents. Les deux témoins présents à la signature du contrat : Jean-Marie Ducharme (de Lachine) et Jean Lefaivre (de la Pointe-Claire) semblent être des amis de l'époux. Il faut attendre le mariage de François Bérichon fils avec Jovite Landry le 16 octobre 1809 à Saint-Eustache pour qu'enfin apparaisse un nom qui aide à établir la filiation de Marguerite Couvrette. Paul Ménard, oncle de l'époux, est présent lors du mariage. Il avait épousé Félicité, fille de Dominique Couvrette et de Marguerite Rouleau le 25 février 1794 à Oka. Marguerite Couvrette est baptisée le 5 mars 1763 à Saint-Laurent (Ile de Montréal). De son union avec François Bérichon sont nés : François-Xavier b 20-3-1791 Montréal ; Isaac b 5-3-1794 Oka ; Suzanne b 7-8-1796 Oka, s 15-8-1797 Pointe-Claire. L'ascendance de François Bérichon, nommé François-Xavier LaSavanne au baptême de son fils François-Xavier, demeure inconnue. Devenue veuve, Marguerite Couvrette épouse Jacques Gauthier à Saint-Benoît en 1810.

Montréal
ritchotd@hotmail.com
 

Notule numéro 55:
Henri Vallée (1813-1854)

 par Bernard Doray (3336)

 La visite des cimetières peut nous apporter des surprises. A San Francisco, le cimetière de la mission Dolores1 (une mission espagnole de la Californie) contient tout près de l'entrée, la tombe et le monument de Henry Valley né à Verchères, Bas Canada, octobre 1812 et décédé 30 janvier 1854. Vérification faite, Henri François Vallée est bien né à Verchères, mais le 3 octobre 1813 et a été baptisé le lendemain à l'église Saint-François-Xavier de Verchères. Selon le microfilm du registre de Verchères, il était fils du notaire Gédéon Vallée et de Hypolite Gamelin. Il eut pour parrain François Poulin et pour marraine Marguerite Vallée. Plusieurs frères et soeurs (dont Lucien-François-Xavier et Marguerite-Héloïse) l'avaient précédé.

Que faisait Henri en Californie en 1854 ? C'était quelques années après la découverte d'or en 1848, qui avait attiré en Californie les chercheurs de trésor. Etait-il arrivé assez tôt pour en trouver pendant qu'il n'y avait qu'à remuer le sable pour s'enrichir ?

Outremont, Québec

1. Un article de Robert Chartrand traitant du même sujet “Mission Dolores”, se retrouve dans L'Outaouais généalogique, vol. X no 3 mai-juin 1988 p. 99. Les deux articles apportent des renseignements complémentaires (La rédaction).
 


Sommaire du volume 50, no 4, hiver 1999 (No 222) :
Le mot du président (Marcel Fournier) 287
A la recherche de mes ancêtres en Finlande (Sirpa Utriainen) 289
Les Petit émigrés de Paris au Canada (Bertrand Cor) 293
Du griffon à “Blanche Rose” : la famille de Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de Nouvelle-France (Luc Chaput) 297
Joseph-Claude Cressé Poulin de Courval : un curé de Neuville un peu spécial (Rémi Morissette) 309
Faits divers sur plusieurs maires apparentés (Janko Pavsic) 311
Fichier Origine (Marcel Fournier) 323
Pierre Volant (1760-1800), commis du poste des Îlets-Jérémie, et sa descendance montagnaise (Serge Goudreau) 327
La mémoire vivante et l’esprit des lieux (Hélène Lamarche) 339
Le banc (Rémi Tougas) 343
Recension (Robert Chartrand) 353
Notule généalogique - 56 - : Joseph Amiot et Louise Larivière (Dominique Ritchot) 354
Chroniques de la bibliothèque (Micheline Perreault) 355
Boîte aux questions et réponses (Suzanne Ducas) 360
Index 1999  366

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Notule numéro 56:
Joseph Amiot et Louise Larivière

 par Dominique Ritchot (10464)

 Encore un mariage introuvable. Et pour cause, il n’existe pas. C’est pourtant ainsi qu’on nomme les parents d’Elisabeth Lamiotte lors de son mariage avec Pierre Mousseau, le 9 novembre 1796 à Saint-Jacques-de-L’Achigan. Ils sont tous deux dits défunts. Je n’ai retracé aucune sépulture de l’un ou l’autre dans les registres de la paroisse du mariage, ni dans ceux des paroisses environnantes. Cependant, un baptême a attiré mon attention : Louise, fille de Louise Larivière et d’un père inconnu, est baptisée à L’Assomption le 29 décembre 1777. Je n’ai pas trouvé de sépulture de cette enfant par la suite. Une Louise Larivière, originaire de L’Assomption, fille de Joseph Larivière et Louise Labrecque, est inhumée à Montréal le 22 novembre 1781, à l’âge de 29 ans, célibataire.

Se pourrait-il qu’Elisabeth (dite aussi Isabelle) Lamiotte, qui épouse Pierre Mousseau dit Deslislet soit la même personne que Louise, née en 1777 ? L’âge donné à sa sépulture (45 ans), le 28 février 1821 à Saint-Jacques-de-L’Achigan, concorderait avec la naissance de la fille de Louise Larivière. Louise est devenue Elisabeth, Isabelle et même Lisette, ce qui est probable, ces prénoms étant interchangeables à l’époque.

Montréal
ritchotd@hotmail.com
 

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