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Mémoires de la Société généalogique canadienne-française
Notule numéro 57:Update on Moïse Dupuis par Eugenie Fellows (5801)
In a former number of our Mémoires1, is a section (p.85-87) devoted to Moïse Dupuis, my ancestor. At that time (1966) there was very little in the way of research on the inhabitants of Albany, Schenectady, or other parts of New York State. Therefore it is not surprising that the authors of the article had little information about the marriage of Moïse to a young Dutch woman, Annetje Christiansen. Since then, research has continued in the United States, the most recent being detailed research by Barbara Barth, reported in the October 1997 issue of the New York Genealogical and Biographical Record in her article on "The Family of Ysbrant Eldersz of Rensselaerswyck". Ysbrant was the grandfather of Annetje Christiansen, wife of Moïse Dupuis. Barth's research indicated that Christian Christiansen's first wife, mother of Annetje, was Elizabeth, the second daughter of Ysbrant, and that, after her death, around 1686-1688, he married, probably in 1692, Maritje, the fourth daughter of Ysbrant, sister of his first wife. She was a widow so this was her second marriage also. Children of Ysbrant Elderszen (died in September 1696, Bergen New Jersey) and Neeltje 1. Niesie, born ca 1656. Children of Christian Christiansen and his first wife Elizabeth Elderszen 1. Annetje, born ca 1675, Corlaer ; baptised Catholic 12 July 1699, Montréal
; buried 20 October 1750, La Prairie. Children of Christian Christiansen and his second wife Maritie Elderszen
Zephyrhills, Floride (É.-U.) 1. Jean-Jacques Lefebvre, "Les deux familles Dupuis, de Laprairie", MSGCF XVII-2 (88) avril-mai-juin 1966, p. 81-99.
Notule numéro 58:A propos de Gilles Ménard par Michel Langlois
(12208) Monsieur Gérald Ménard, dans une notule généalogique1 au sujet de Gilles Ménard, s'interroge à savoir si Gilles Ménard, frère donné des Jésuites, était le même individu que celui cité à Sillery le 25 septembre 1650 et que mentionne monsieur Robert Larin. Précisons tout de suite que Gilles Ménard est mentionné à Sillery, non pas le 25 septembre 1650, mais bien le 11 octobre 1650, au baptême d'un Amérindien, et non d'une Amérindienne. En réponse à Gilles Ménard, Robert Larin écrit dans une autre notule généalogique2, que l'abbé Gosselin de même que Roy et Malchelosse et Marcel Trudel font tous erreur au sujet de Gilles Ménard : " ... rien d'autre que les dires de l'abbé Gosselin n'a permis de supposer que Gilles Ménard avait été soldat... sinon dans la Compagnie de Jésus ! ". Or ces messieurs avaient raison. Gilles Ménard était bel et bien soldat du régiment de Carignan. La réponse à cette énigme, nous la trouvons comme toujours dans les documents d'époque et nulle part ailleurs que dans l'autobiographie du père Chaumonot. En effet, il parle de deux soldats dont il a toutes les raisons d'être satisfait, soit le capitaine Petit et Gilles Ménard. Il s'exprime en ces termes au sujet de Gilles Ménard3 : Le second [soldat] Gilles Ménard quelque temps
après s'engagea pour toute Ce passage ne laisse aucun doute au sujet de Gilles Ménard : il est venu au pays avec le régiment de Carignan-Salière. L'abbé Gosselin n'avait pas inventé ce fait. En raison de son jeune âge en 1650, il y a tout lieu de se demander si le Gilles Ménard de 1650 est le même individu que celui de 1667. Et nous revenons à la question que posait Gérald Ménard dans sa notule. Gilles Ménard, le frère donné des Jésuites est-il le même que celui qui est cité à Sillery en 1650 ? Comme on peut le constater par les lignes qui précèdent, l'énigme est loin d'être résolue comme le conclue Robert Larin. Une chose est certaine toutefois : Gilles Ménard est venu avec le régiment de Carignan. Le passage de l'autobiographie du père Chaumonot est trop précis à ce sujet pour qu'on puisse en douter. Et si c'est le même individu qui était ici en 1650, il faut en conclure, comme le fait si bien Gérald Ménard, qu'il est retourné en France après 1650 et est revenu par la suite avec le régiment de Carignan. Sillery, Québec 1. Gérald Ménard, "Notule généalogique - 44 - Enigme sur Gilles Ménard'', MSGCF, 50-1 (219) printemps 1999, p. 56. 2. Robert Larin, "Notule généalogique - 53 - La clé de l'énigme sur Gilles Ménard'', MSGCF, 50-3 (221) automne 1999, p. 262. 3. Rappelons que le père Chaumonot a été aumônier au régiment de Carignan. 4. Pierre-Joseph Chaumonot, La vie du R. P. Pierre-Joseph Chaumonot de la Cie de Jésus, Presses Cramoisy, 1858, p. 86.
Notule numéro 59:Pierre Molleur dit Lallemand par André Dionne
(5358) Comme le souligne Marcel Fournier1, plus de deux millions d'immigrants se dirigèrent vers le Québec actuel. Même si les Français en constituent le groupe le plus nombreux, il ne faut pas négliger l'apport des autres. Mais l'idée de nation et de frontières s'avère moins nette à l'époque : on s'identifiait davantage à une région qu'à un pays. La plupart des Allemands d'aujourd'hui descendent des mercenaires arrivés au XVIIIe siècle à l'occasion de la Guerre de Sept ans et de la Révolution américaine ; plusieurs viennent de familles huguenotes françaises installées en Allemagne, principalement à l'est du Rhin, qui abjurèrent leur religion et se convertirent au catholicisme. Fournier cite les Daigle, les Créquy et les Molleur. Mais d'où venait exactement Pierre Molleur ? De Escalis (Sralissa) en Allemagne ou de Skalika dans la Slovaquie d'aujourd'hui, 270 milles à l'est ? La plupart des auteurs, dont Fournier et Jetté, penchent pour la première hypothèse. Ils se fient sur le mariage de Pierre Molleur et Jeanne Quenneville à Québec le 3 novembre 1671, où on trouve clairement écrit de la ville d Escalis en Allemagne. Mais cet acte constitue visiblement une transcription, postérieure à l'original d'un ou deux siècles. Le curé de Bernières en écrivit le toponyme au son et le copiste le transcrivit au meilleur de sa connaissance. Ladite ville (appelée parfois Skalissa) n'existe plus sur les cartes d'aujourd'hui. Ces auteurs la situent dans l'évêché d'Ulm. Ville de 100 000 habitants, Ulm, célèbre pour sa cathédrale gothique, se situe à 75 milles à l'ouest de Munich, en allant vers Stuttgart par l'autoroute E52. Elle se trouve dans le Baden-Württemberg, land (état) de l'Allemagne rhénane, une région renommée pour son agriculture florissante, ses industries et ses routes romantiques parsemées de châteaux. Pour sa part, Juliette Molleur Chevalier soulève une autre possibilité, basée sur le contrat du notaire Romain Becquet, deux jours avant le mariage religieux. Malheureusement, une tache d'encre en rend la lecture fort ardue. Pour trouver le village de Skalika, à une soixantaine de milles de Vienne, on descend le cours du Danube, puis on remonte le fleuve Morava jusqu'à la rivière Velika. Par voie terrestre, en partant de Bratislava, la capitale de la Slovaquie, on prend l'autoroute E75 vers l'est jusqu'à Trnava, puis on bifurque vers le nord sur la route 51. Skalika se trouve 4 milles à l'est de Holic. L'endroit marque la frontière entre la Slovaquie et la république tchèque, lesquelles, avant la Révolution de velours en 1993, formaient la Tchécoslovaquie. Au XVIIe siècle, elle faisait partie de l'empire autrichien, plus tard de l'Autriche-Hongrie, une nation jadis puissante. Situé au pied des Carpathes blanches, le village dépendait de l'évêché de Nitra (parfois écrit Lutri), renommé pour sa cathédrale de style rococo. Témoin des nombreuses guerres de Religion, le territoire vit de multiples affrontements entre les protestants allemands, les Habsbourg catholiques et les Turcs musulmans. Sous Louis XIV, les Français se battaient, au sein du régiment de Carignan, pour Leopold Ier, empereur germanique, roi de Hongrie et de Bohême, contre les envahisseurs Turcs. Laval, Québec 1. Marcel Fournier, Les Européens au Canada des origines à 1765 (Hors France), Éditions du Fleuve, Montréal, 1989.
Notule numéro 60:Quelques descendants de Julien Rossignolpar Célestin Denis
Julien Rossignol, décédé avant juillet 1710, avait
épousé Jacquette Dori. Ils eurent deux fils: Christophe
et Alexis. Alexis Rossignol, de la paroisse d'Antrain, dans le département
d'Ille-et-Vilaine (35), épouse le 27 juillet 1710 à Sougéal,
Perrine Taslé (ou Thalé), (fille de Charles, décédé
avant juillet- 1710, et de Jeanne Lochet), née vers 1682 et décédée
le 13 juin 1742 à Sougéal à l'âge de 60 ans.
Ils eurent neuf enfants, à savoir : Rennes, France
Notule numéro 61:Deux toponymes en Allemagne par Janko Pavsic (6487)
Il est assez fréquent en recherche généalogique, que le premier obstacle qui entrave la course du chercheur vers les documents concernant son ancêtre, soit la difficulté à identifier les lieux mentionnés dans les documents déjà connus. Les causes de cette difficulté sont diverses, parfois multiples. Mauvaise écoute du rédacteur, mauvaise prononciation du locuteur, mauvaise lecture du chercheur, barrière linguistique entre les interlocuteurs, disparition du nom du lieu, modification de celui-ci au fil du temps, traduction de celui-ci au gré des déplacements de frontières... Dans un ouvrage traitant des immigrants non-français, Marcel Fournier (1) a identifié plusieurs de ces lieux. Cette notule s'attaque à deux de ceux qui restent à débusquer. Michel Condrat de " tourla " Michel Condrat s'engage par contrat du 13 avril 1760 (document déposé de 30 avril 1760 chez Louis Pillard, notaire), à épouser Isabelle Badaillac. Le mariage a lieu le lendemain à Yamaska. L'an mil Sept cens Soixante le quatorze d'avril après avoir publié aux prônes des messes paroisialles trois bans de mariage entre michel Condrat fils de feu jean baptiste Condrat et de marie anne [...(2)] de tourla en Allemagne et isabelle Badayac fille d'ignace Badayac dit laplante et de francoise Dumais de cette paroisse de l autre part... (3)De ce couple sont issus Louis-Michel Coudret (n 25 b 27.1.1761 Yamaska) et Marguerite Coudret (d 10 s 11.4.1764 Yamaska, à 14 mois). Le lieu d'origine de Michel Condrat, est de toute évidence Durlach(4), ville autrefois princière, au grand-duché de Baden, en Allemagne. Jodicus Kholler d'"Endic" Jodicus Kholler épouse le 27 février 1729 à Louisbourg,
Marie-Catherine Auger. L'acte précise que le marié est originaire
d'Endic, nom phonétiquement identique, lorsque prononcé
par un francophone, à celui d'Andech, lorsque prononcé par
un germanophone. Andech est une petite agglomération bavaroise,
sur la rive orientale du lac de Starnberg, à une trentaine de kilomètres
au sud sud-ouest de Munich. Sa plus grande notoriété est
d'avoir été le berceau de la famille d'Andech-Méranie,
dont une des filles, Agnès épouse le le juin 1196, Philippe
II, roi de France. (1). Marcel Fournier,
Les Européens au Canada des origines à 1765 (Hors France),
Éditions du Fleuve, Louiseville (Québec), 1989, 352
p.
Notule numéro 62:"Kenisperg" pour par Janko Pavsic (6487) Selon leurs frontières, les pays se déplacent, se transforment, disparaissent et parfois se reforment; et leurs villes changent d'allégeance, ou de langue, ou de nom, sans compter que les notoriétés respectives de ces villes, les feront parfois nommer dans des langues qui ne furent jamais leurs. De ces facteurs résultent les plus grandes transformations des noms de villes. A titre d'exemple: Bratislava (en slovaque) devient Presburg (en allemand) et Presbourg(1) (en français); Klagenfürt (en allemand) devient Celovec (en slovène) ; München (en allemand) devient Munich (en français) et Monaco (en italien) ; et Antwerpen (en flamand) devient Antwerp (en anglais) et Anvers (en français). Charles Fridrich de " Kenisperg " Charles Frederic (probablement Karl Friedrich) abjure la religion luthérienne le 29 novembre 1750, paroisse Notre-Dame à Québec(2). Il est dit soldat de la compagnie de Vassan, et natif de " Kenisperg " en Prusse. Au bord de la mer Baltique, dans l'enclave territoriale russe, coincée
entre la Lituanie et la Pologne, se trouve la ville de Il reste de nombreuses villes à identifier, qui furent le point de départ d'immigrants de la Nouvelle-France. Que sont en effet: " Albier " et " Arserenne " en Allemagne; " Etine " en Bavière ; " Bunnay " dans le Norfolk et " Pompill " dans le Dorset; " Chelestin " ou " Valquerstorenn " en Autriche ; " Legertwood " ou " Higquereth " en Écosse ? La recherche généalogique est ici tributaire de la reconnaissance géographique. En ce qui concerne Karl Friedrich, il ne fait aucun doute que la ville
nommée " Kenisperg ", dans son acte d'abjuration et située
en Prusse, est aujourd'hui (1). Cette traduction
est maintenant inusitée, tout comme le sont par exemple, Brinde
(pour Brindisi), Lancastre (pour Lancaster), ou Deux-Ponts (pour Zweibrücken).
Notule numéro 63:Pierre Defaillet et Marie-Josephte Paquet par Dominique
Ritchot (10464) Au lendemain du passage de la Nouvelle-France sous le contrôle de la couronne britannique, une période de flottement quant à l’application des normes de l’inscription à l’état civil a prévalu dans quelques paroisses. Cela a eu pour effet de rendre certains mariages introuvables. C’est le cas de Pierre Defaillet et Marie-Josèphe Paquet, vers 1766 à Chambly ou Laprairie. Pierre Defaillet est aussi présent au mariage de Pierre Mailloux et Marie-Louise Magnan, le 4 février 1765 à Saint-Philippe de Laprairie. Aussi présents à la cérémonie : Nicolas-Antoine et Jacques Paquet. Il semble que Pierre soit venu en Nouvelle-France accompagné de son frère Bertrand. Ceux-ci se voient concéder chacun une terre à Laprairie, le 24 février 1762, par devant le notaire Pierre Panet de Méru. Bertrand Defaillet est peut-être retourné en France puisque la dernière mention de sa présence est un échange de sa terre avec Denis Farday le 15 mai 1767 (notaire Joseph Lalanne). Quant à Pierre Defaillet, il prend goût au pays et vend sa terre à Charles Surprenant (notaire Joseph Lalanne) le 12 septembre 1764, avant de convoler en justes noces. Sept enfants sont issus du couple Defaillet - Paquet, baptisés entre 1768 à 1777 à Saint-Joseph de Chambly et Laprairie. Pierre Defaillet est inhumé le 9 septembre 1777 à Laprairie à l’âge de 46 ans. Marie-Josèphe Paquet, fille de Noël Paquet dit Larivière et Marie-Anne Hertault, se remarie le 5 octobre 1778 dans la même paroisse à Dominique Samoisette. Les descendants se retrouvent dans les comtés de Laprairie et d’Iberville, ainsi qu’en Nouvelle-Angleterre. Drouin, dans son Dictionnaire national des Canadiens-français, attribue Claude Fayet et Catherine Tabeau comme parents à Pierre, mais sans donner de preuves concrètes à cette affirmation. Il est à noter que ni ce couple, ni aucun parents ne sont parrains ou marraines des enfants Defaillet. L’origine de Pierre Defaillet reste à ce jour inconnue. Cependant,
il semble que ce nom soit répandu dans le diocèse de Lescar
en Béarn ou pays Basque (Pyrénées-Atlantiques), si
on se fie au nom de la mère de François Desnoyers dit Lamontagne
(François et Catherine Defayette), ce dernier marié le 11
septembre1696 à Marie Perrault (Jetté, p. 345). D’ailleurs,
lors du baptême de sa fille Marie-Josèphe, le 12 mars 1768
à Chambly, Pierre Defaillet est dit LeBasque (ou LeBaroque, selon
le PRDH), surnom aussi utilisé par des descendants, ce qui nous
indique une piste de recherche intéressante.
Notule numéro 64:Jean-Guillaume Daraby et Marie-Françoise Deslauriers par
Dominique Ritchot (10464) Il arrive quelques fois qu’un mariage soit particulièrement difficile à localiser. C’est le cas du mariage de Jean-Guillaume Daraby et de Marie Deslauriers, dont le fils Louis-Alexis épouse Marguerite Éricher dit Louveteau le 8 janvier 1776 à Lachine. L’époux réside à la Pointe-Claire. Louis-Alexis et sa future épouse signent un contrat de mariage devant le notaire Pierre Panet de Méru le 2 janvier 1776. Les parents de Louis-Alexis sont alors nommés Louis-Alexis et Marie-Françoise Deslauriers. Louis-Alexis se dit natif du Fort Saint-Frédéric (maintenant Crown Point, New York). En consultant le livre de Marthe Faribault-Beauregard sur la population des forts français (vol. I), on trouve les baptême et sépulture de deux enfants du couple Daraby, aussi appelé Desrabines et Deslauriers. Jean Guillaume (l’officiant a omis le nom de famille de l’époux), fils de Marc Daraby et de Jacqueline Roumain, épouse Marie-Françoise Deslauriers, fille des défunts Jean Cordier dit Deslauriers et Marie-Françoise Corneau dit Boulanger, le 6 octobre 1741 à la Visitation de la Bienheureuse-Vierge-Marie du Sault-au-Récollet. L’époux se dit originaire de Trebidan, évêché de Dole (bien que le PRDH dise Poitiers...) et l’épouse est de Québec. Au baptême de son fils Jean-Julien, le père est dit meunier au Fort Saint-Frédéric. De même, il est désigné ainsi à sa sépulture le 12 août 1755 à Montréal. Il est alors âgé de 60 ans. Le couple aura cinq enfants : 1. Jean-Guillaume b 27 août 1742 Lachenaie, s 1745 Fort Saint-Frédéric. 2. Louis-Marie (dit Louis-Alexis) b 28 mars 1745, Fort Saint-Frédéric. 3. Jean-Julien b 24 juin 1748 Québec. 4. Catherine b 24 juin 1745 Québec, s 23 mai 1772 Hôpital Général. 5. Marie-Victoire b 26 février 1752 Québec. Marie-Françoise Cordier, qu’on identifie alors souvent
sous le nom de Legault dit Deslauriers, se remarie avec Charles-Martin
Guillot dit Comtois le 6 février 1764 à Lachine.
Notule numéro 65:L’église abbatiale Saint-Laumer à Blois par
Janko Pavsic (6487) C’est vainement que l’on cherche dans sa proximité un point d’observation
qui permette d’apprécier le volume de l’église Saint-Nicolas,
car cernée de près et de toute part par diverses constructions,
celle-ci ne se dégage par sa hauteur qu’observée depuis
l’autre rive de la Loire. Ou alors, pour admirer les flèches couvertes
d’ardoise (du XIXe il est vrai) de l’abbatiale Saint-Laumer,
unique vestige épargné par les guerres de Religion d’une
abbaye bénédictine, la terrasse du Foix (comprendre du Fisc)
du château de Blois fait parfaitement l’affaire. De 1138 à
1186 furent érigés le chœur, le transept ainsi que la dernière
travée de la nef ; le reste des travaux se fit au début
du XIIIe siècle. Exception faite de ce qui est aujourd’hui
l’église Saint-Nicolas, l’ensemble du complexe fut détruit
par les protestants dans la seconde moitié du XVIe siècle.
Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles est
construite une nouvelle abbaye. C’est donc de ce chantier de construction
que furent témoins les Blésois immigrants en Nouvelle-France.
Plus tard, sous la Révolution, l’abbaye devint un hôtel-Dieu.
A propos de l’intérieur, on peut admirer un retable en pierre datant
de 1447, l’abside en hémicycle voûtée en cul-de-four,
les chapiteaux historiés et les siècles d’histoire, pétrifiés
dans ces murs, que des esprits éclairés ne peuvent que préserver.
Détail remarquable : la coursière supportant l’étage
du triforium engagé dans la masse des élévations
contourne les piliers du transept et permet ainsi de faire le tour de
l’église. Exception faite de la perte de ses vitraux en 1940 (ils
ne furent remplacés qu’en 1959), l’église Saint-Nicolas
à Blois ne semble pas conserver de séquelles des conflits
du XXe siècle. Encore-là donc, il est possible
de contempler un monument du paysage urbain que connurent nos ancêtres.
Bibliographie : Liger, Florent, Nouveau guide du Val de Loire. Rennes (France),
Ouest-France, 1984.
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