Mémoires de la Société
généalogique canadienne-française
Sommaire du volume 52, no 1, printemps 2001
(No 227)
| Le mot du président (Marcel Fournier) |
5 |
| Les origines d'Antoine Lamothe-Cadillac (Jean Boutonnet) |
7 |
| Les hauts et les bas d’une jeune colonie : Détroit sous
le Régime français (Lina Gouger) |
13 |
| Concours Percy-W.-Foy 2001 |
14 |
| The vicissitudes of a young colony : Detroit under the French
regime (Lina Gouger) |
25 |
| Louis Sivrac (1755-1835) : capitaine de navire et gardien de phare
de l’îlot Richelieu (Serge Goudreau) |
35 |
| Notule généalogique - 66 - Des Hamel de France sous
le Régime anglais (Marcel Fournier) |
50 |
| Quelques jalons pour la recherche généalogique en
Belgique (Guy Waltenier) |
51 |
| Notule généalogique - 67 - Jean Drapeau dit “Monsieur
le maire” (Janko Pavsic) |
52 |
| L’impact des noms de guerre des militaires français sur
la patronymie québécoise (Luc Lépine) |
53 |
| Le dernier patriote, mort à St. Paul au Minnesota ? (Pierre
Ducharme) |
59 |
| La famille Ritchot : un enracinement profond (Dominique Ritchot) |
61 |
| Notule généalogique - 68 - Percy-William Foy (1882-1966)
: la passion en partage (Hélène Lamarche) |
66 |
| Fichier Origine (Marcel Fournier) |
67 |
| Chroniques de la bibliothèque (Micheline Perreault) |
71 |
| Boîte aux questions et réponses
(Suzanne Ducas) |
77 |
Retour au sommaire
Sommaire du volume 52, no 2, été
2001 (No 228)
| Le mot du président (Marcel Fournier) |
89 |
| De Dumont à Bouchard de Méhérenc! (Alain
Contant) |
91 |
| Notule généalogique - 69 - : Les origines probables
de Robert Paré. (Dominique Ritchot) |
94 |
| L’ascendance de Michel d’Aigneaux d’Ouville (Roland-Yves Gagné
- Paul Leportier) |
95 |
| Catherine de Baillon et ses origines (Raymond Ouimet) |
105 |
| L’énigme de l’ancêtre Kérouac enfin résolue
: une coopération Bretagne - Québec (Clément
Kirouac) |
107 |
| Confusion à propos de deux des fils de François
Charron dit Ducharme et de Marguerite Piette (Pierre Ducharme) |
121 |
| La fortune de Catherine de Baillon (Jean-René Côté
- Anita Seni) |
123 |
| Fichier Origine (Marcel Fournier) |
145 |
| Le legs de William Notman : un trésor en noir et blanc
(Janko Pavsic) |
147 |
| Lauréats des prix Percy-W.-Foy 2001 |
152 |
| Les doubles registres de Saint-Denis et de Saint-Antoine-sur-Richelieu
(1741 à 1753) (Jean-Marc Phaneuf) |
153 |
| Chroniques de la bibliothèque (Micheline Perreault) |
157 |
| Boîte aux questions et réponses
(Suzanne Ducas) |
163 |
Retour au sommaire
Sommaire du volume 52, no 3, automne 2001 (No
229)
| Le mot du président (Marcel Fournier) |
173 |
| Les Marseillais en Nouvelle-France (Hubert Charbonneau) |
175 |
| La descendance montagnaise du Canadien Louis Gariépy (1723-1765)
(Serge Goudreau) |
187 |
| Pierre Amand Limoges dit Jolicoeur: découvertes importantes
sur ses origines et sur sa famille en France (Suzanne Limoges) |
199 |
| L'origine des Claing de la région de Saint-Hyacinthe (Denis
Bachand - René Jetté) |
205 |
| Les Rapin dit Skayanis dit Landroche: une famille aux origines
incertaines (Hélène Lamarche) |
211 |
| Fichier Origine (Marcel Fournier) |
231 |
| Marie Hubert, fille du roi en Nouvelle-France (Marcel Fournier) |
233 |
| Quelques églises parisiennes disparues ou presque (Janko
Pavsic) |
235 |
| Rapprochements 1 (Denis Beauregard - Hubert Charbonneau - Janko
Pavsic) |
238 |
| Chroniques de la bibliothèque (Micheline Perreault) |
239 |
| Boîte aux questions et réponses
(Suzanne Ducas) |
249 |
Retour au sommaire
Sommaire du volume 52, no 4, hiver 2001 (No
230)
| Le mot du président (Marcel Fournier) |
257 |
| Les filles de Joseph Pleau de Cap-Santé (André
East) |
261 |
| Recension (Hélène Lamarche) |
266 |
| Fichier Origine (Marcel Fournier) |
267 |
| Comment Romain de Faugas, Français d'origine, est devenu
«Romain de Phocas», soi-disant d'origine grecque (Roland-Yves
Gagné - Yves Raymond) |
269 |
| Le fonds Archange-Godbout (premier volet) (Guy Moineau) |
273 |
| Rapprochements 2 (Alain Contant - Raymonde Thériault
- Régis Corbin) |
276 |
| Amable-Zacharie Bochet; un officier de Napoléon 1er au
Québec (Mark Lessard-Dempsey) |
277 |
| Rapprochements 3 (Réjean Roy - Roland-Yves Gagné
- Luc Lépine) |
284 |
| Qui est Thomas Pleau, époux de Marguerite Guédry?
(André East) |
285 |
| Rapprochements 4 (Hélène Lamarche - Ann Nunn
- Clément Kirouac) |
288 |
| Drôle de coïncidence (Gérald Ménard) |
289 |
| Jean Deslandes dit Champigny: ancêtre des familles Deslandes,
Champigny et Deland (Claude Deslandes) |
291 |
| Notule généalogique - 70 : Lieu d'origine de certains
migrants (Dominique Ritchot) |
300 |
| Le destin de ces clochers qui firent une ville (Janko Pavsic) |
301 |
| Qu'est-ce qui a donc retardé le mariage de Pierre Charron
et Catherine Pillard? (Pierre Ducharme) |
321 |
| Chroniques de la bibliothèque (Micheline Perreault) |
323 |
| Boîte aux questions et réponses
(Suzanne Ducas) |
329 |
| Index 2001 |
334 |
Retour au sommaire
Notule numéro 70:
Lieu d'origine de certains migrants
par Dominique Ritchot (10464)
Le dépouillement du Registre des Malades de l'Hôtel-Dieu
de Québec (1689-1699) permet d'indentifier le lieu d'origine de
certains migrants
Anet dit LeParisien, Jean (... ) de ville et évê
ché de Reims, Champagne (Marne) cité Hôtel-Dieu de
Québec le 6-6-1693 d 23-12-1694 Hôtel-Dieu de Québec
(69 ans), boulanger. Sans alliance (DGFQ, René Jetté, p.
16).
Bardin dit Charon, Jacques (...) de Petit-Niort, arrondissement
et évêché de Saintes, Saintonge (Charente) d entre
le 9-5-1721 (testament, Poulin) et le 2-7-1721 (inventaire, Poulin) Bécancourt,
cité Hôtel-Dieu de Québec le 30-7 et le 1-8-1693 (de
Petit-More, Saintonge, 20 ans), soldat de la compagnie de Duplessis-Dubourg
; épouse après le 30-9-1704 (Normandin) (date où
elle fait faire son inventaire, sur le point de convoler en secondes noces)
Bécancourt, Guillet, Geneviève (veuve Pierre Champoux) (DGFQ
p. 47).
Béchet dit Sansoucy, Yves (...) de Bretagne, cité
Hôtel-Dieu de Québec le 17-6-1697 (35 ans) ; épouse
vers 1696, Balan, Henriette (DGFQ p. 71).
Bondy dit Laverdure, Jean-Baptiste (...) de Saint-Pierre, ville
et évêché de Rome (Italie, cité Hôtel-Dieu
de Québec le 20-7-1699 (23 ans) ), d 31-10-1720 Hôtel-Dieu
de Québec, soldat de la compagnie de Saint-Martin, boulanger ;
épouse en 1704, Leblanc, Jeanne (DGFQ p. 125).
Congé ou Ducongé ou Descongés dit Lafortune,
Claude (...) de Le Peyrat (commune rattachée à Garde-le-Pontaroux)
arrondissement et évêché d'Angoulême, Angoumois
(Charente), cité à l'Hôtel-Dieu de Québec le
1-11-1690. ; épouse en 1692, Tessier, Agnès (DGFQ p. 375).
Montréal
ritchotd@videotron.ca - ritchotd@hotmail.com
Notule numéro 69:
Les origines probables de Robert Paré
par Dominique Ritchot (10464)
Dans une Chronique du PRDH, Hubert Charbonneau1, tentait
de préciser les origines du migrant Robert Paré. Lors de
son mariage en 1653, il déclare être originaire de Saint-Laurent
en Soulores. Hubert Charbonneau expliquait que suite à des recherches
effectuées dans les archives départementales de la Dorgogne,
il n’existait aucune paroisse Saint-Laurent à Soulores (aujourd’hui
Soulores-de-Biron), dans l’ancienne province du Périgord. Il concluait
à une mauvaise transcription de l’acte de mariage du migrant et
émettait l’hypothèse qu’il puisse s’agir de la commune de
Saint-Laurent-des-Eaux en Sologne (élection de Blois, en Orléanais).
Or, selon Jean-Joseph d’Expilly2, il existe une paroisse nommée
Solaure, dans le département de la Loire (diocèse de Lyon,
élection de Roanne, en Auvergne) qui dépendait de la seigneurie
de Rochefort, dont dépendaient aussi les annexes de Saint-Laurent,
L’Hôpital et Saint-Didier-sous-Rochefort. Bizarrement, ni Saugrain,
ni Doisy, pas plus qu’Expilly ne consacrent une rubrique spécifique
à Solaure, bien qu’Expilly la mentionne dans celle sur Rochefort
(vol. 6 p. 346). Il serait intéressant d’orienter les recherches
de ce côté. Selon Stéphanie Paré, chercheure
pour la famille, et des généalogistes du département
de la Loire : “ ...la commune de Saint-Laurent-Rochefort […] s’appelait,
à l’époque, Saint-Laurent en Solore. ”. Cette dénomination
(“Solaure” au fil des actes) est restée jusqu’à la Révolution
comme le prouve cet acte :
L’an mille sept cent quatre vingt trois et le vingt trois
aout je soussigne cure de la paroisse de Saint Laurent en Solore ai baptise
Jean fils legitime a Mathieu Marcoux et a Jeanne Marie Dutay ses pere
et mere du lieu de Chazelle ne de ce jour son parrain a ete Jean Marcoux
son frere et sa marraine Catherine Marcoux sa tante qui ont declares ne
savoir signer de ce que enquis et sommes.
Il est donc très vraisemblable que Robert Paré soit originaire
de Saint-Laurent en Solore [arrondissement de Montbrison, canton de Boeme]
ou d’une paroisse voisine comme Saint-Didier-sous-Rochefort. Deux généalogistes
de la Loire font actuellement des recherches dans les Archives départementales
et au bureau de l’association généalogique de la Loire. Les
archives de Saint-Laurent-Rochefort sont microfilmées, ce qui permet
l’obtention d’une copie de l’acte de naissance de Robert Paré si
les recherches s’avèrent fructueuses. RobertParé a découvert
qu’il y avait dans la région de la Loire des Paret ainsi que des
Joannet (patronyme de la mère de Robert Paré). Donc, le lien
est assez probable pour pousser les recherches en ce sens.
Montréal, Québec
ritchotd@videotron.ca - ritchotd@hotmail.com
Source :
1 Hubert Charbonneau, Mémoires de la
Société généalogique canadienne-française,
(vol. 46, no 4, hiver 1995).
2 Jean-Joseph de Expilly, Dictionnaire géographique,
historique et politique des Gaules et de la France, réimpression
publiée chez Kraus, Nendeln (Liechtenstein), 1978.
Notule numéro 68:
Percy-William Foy (1882-1966) : la passion en partage
par Hélène Lamarche (9119)
Il y a tant de manières de combler une passion : en secret
ou au grand jour, exclusivement ou en partage. Pour les généalogistes,
la passion généalogique est un bien commun que chacun se
doit de faire fructifier. Nul ne l’a mieux compris que Percy-William Foy
(1882-1966), un amateur éclairé qui a choisi de prolonger
l’intérêt qu’il portait à la généalogie,
au-delà de sa vie terrestre. Bien ancrés dans la tradition
anglo-saxonne, les legs testamentaires et les fondations constituent une
manière particulièrement efficace de perpétuer une
cause de prédilection. C’est ainsi que depuis 1979, trois associations
vouées à l’histoire et à la généalogie,
la Société Historique de Montréal, la Société
Historique de la Vallée du Richelieu et la " Société
généalogique canadienne-française " bénéficient
des largesses de Percy-William Foy, bienfaiteur exemplaire, s’il en est.
Né à Sorel le 14 septembre 1882, Percy-William Foy était
le fils d’un marchand d’origine irlandaise, William Foy et de son épouse
Albina Beaupré. En 1903, après un cours Commercial et Scientifique,
Percy-William travaille d’abord pour la Montreal Canning and Press
Co, puis en 1905, il entre à la fonction publique canadienne
où il demeure jusqu’à sa retraite en janvier 1950. Ses collègues
de travail avaient sans doute raison de le considérer " comme très
particulier et avant-gardiste " car bien avant que la préparation
à la retraite ne soit entrée dans nos mœurs, ce sage fonctionnaire
avait déjà déterminé à quoi il occuperait
plus tard ses loisirs. C’est ainsi qu’au cours de la saison 1948-1949,
avant même de s’installer à Montréal, il devient le
six cent quarante-troisième membre de la Société
généalogique canadienne-française et le demeure avec
assiduité jusqu’à sa mort en décembre 1966. Selon
sa volonté, il sera inhumé au cimetière des Saints-Anges
de Sorel dans le terrain de la famille Foy-Kelly, où son nom inscrit
sur le monument qui domine sa tombe rappelle son souvenir. En 1981, il
ne restait, selon madame Jeanne Grégoire que quelques descendants
porteurs de ce patronyme, ainsi que des familles alliées : Kelly,
Slattery, Beaupré, Péloquin, Bruneau, Bigué, Saint-Amand,
Lacouture, Gunlack et Ryan.
L’héritage et la descendance symbolique de Percy-William sera
la fondation qui porte désormais son nom et dont les revenus permettent
de couronner d’un prix annuel quelques-uns des meilleurs travaux réalisés
en histoire ou en généalogie.
Lachine, Québec
achel@videotron.ca
Source :
MSGCF, vol. 32, no 2, cahier 148, juin 1981, p. 131-132.
Jeanne Grégoire, "La famille de Percy Foy", MSGCF, vol.
36, no 2, cahier 164, juin 1985, p. 134-135.
Notule numéro 67:
Jean Drapeau dit "Monsieur le maire" par Janko Pavsic
(6487)
La notoriété d’un individu en fait un personnage public
; la pérennité de cette notoriété en fait
un personnage historique. C’est à ce titre que celui qui fut maire
de Montréal de 1954 à 1957 et de 1960 à 1986 rejette
dans l’ombre les noms de ses prédécesseurs et de ses successeurs.
Par réflexe de l’esprit, son nom ne peut désormais être
associé qu’à sa ville : Jean Drapeau, Montréal.
En lignée agnatique, l’ascendance de Jean Drapeau fut déjà
publiée ; "Monsieur le maire" descend de Pierre Drapeau et de Marie
Mergatonne, de la paroisse Notre-Dame à Fontenay-le-Comte (évêché
de La Rochelle), France. Détail singulier : Jean Drapeau descend
aussi de son homonyme, Jean Drapeau (dit Laforge, celui-là), fils
de Pierre Drapeau et de Catherine Rose, eux deux de Foussais, encore une
fois dans l’évêché de La Rochelle. Sa lignée
cognatique (ce type d’ascendance, à cause de l’utilité pour
la généalogie de ses implications génétiques,
est appelé à être toujours plus usité) mène
à Michel Thibault et à Jeanne Sohier, couple marié
en France et dont la provenance géographique reste à préciser.
Jean Drapeau descend aussi d’une Nipissirinienne de laquelle on ne sait
rien, si ce n’est qu’elle fut un temps, la conjointe de l’interprète
algonquin Jean Nicolet, fils de Thomas, messager ordinaire de Cherbourg
à Paris. Toujours à propos de mixité ethnique, le
maire descend deux fois d’Emmanuel Robidou et de son épouse Catherine
Alve ; des Espagnols de Sainte-Marie-en-Galice, dans l’évêché
de Burgos, immigrants dont l’ascendance bien particulière reste
à faire. Après la provenance du sang, sa couleur. Le maire
de Montréal qui voyait grand descend des rois de France par Marie-Anne
d’Anglure, épouse de Samuel Dumont. Contrairement à l’ascendance
de Catherine de Baillon, brillamment établie par le généalogiste
René Jetté, celle de Marie-Anne d’Anglure est à faire
car on ignore jusqu’à l’identité de ses parents. Marie-Anne
est probablement issue d’une branche bâtarde de la maison d’Anglure,
famille dont l’origine remonte à Liébaud, sire de Saint-Chéron
au XIIe siècle. Jean Drapeau descend aussi de Jeanne
de Saint-Père, dont on ignore l’identité des parents parce
que son acte de mariage avec Pierre Guillet, probablement à Trois-Rivières,
est perdu. Les de Saint-Père sont des notables déjà
installés à Paris à l’époque de la Renaissance.
Greenfield-Park, Québec
jankopavsic@hotmail.com
Notule numéro 66:
Des Hamel de France sous le régime anglais
par Marcel Fournier (2634)
La famille Hamel est une vieille famille de souche française établie
en Nouvelle-France depuis le XVIIe siècle et tous les
Hamel d’Amérique descendent de Charles et de Jean Hamel de Avremesnil
en Normandie. C’est ce que l’on serait porté à croire en
consultant les principaux dictionnaires généalogiques canadiens.
Il en est autrement puisque des porteurs du patronyme Hamel sont issus
de François Hamel, arrivé au Bas-Canada en 1855 et établi
à Québec comme tailleur de pierre. Il a laissé une
descendance qui s’est perpétuée sur trois générations.
Ce pionnier avait échappé à nos recherches lors de
la préparation de notre étude : Les Français au
Québec 1765-1865. Un mouvement migratoire méconnu, publiée
chez Septentrion en 1995. C’est grâce à la
complicité d’un généalogiste français, Philippe
Devillard qui s’est intéressé à la famille Cardron
de Gatteville-le-Phare en Normandie que nous avons été mis
sur la piste de cet ancêtre jusqu’alors inconnu.
Avant d’établir la descendance de François Hamel, remontons
plutôt son ascendance en France. Le père de notre immigrant
est Étienne Hamel, né en France le 16 janvier 1793. Il épouse
Françoise-Madeleine Cardron, le 20 janvier 1820, à Gatteville-le-Phare
dans le département de la Manche puis décède dans
cette commune le 9 février 1847. Quant à notre pionnier,
il épouse à Québec, le 18 novembre 1856, Lucie Baugeard,
fille de Charles Baugeard et de Thérèse Veaulgeard. A son
mariage, il n’est nullement fait mention de son origine française
pas plus que celle de ses parents. Le couple donne naissance à
six enfants : Hector, né le 15 février 1865 et décédé
le 5 juillet 1942 à Saint-Eustache, Jules, né le 6 février
1870 et décédé le 17 juillet 1932 à Terrebonne,
Palmyre, née le 26 juillet 1879 et décédée
à Montréal le 21 janvier 1965 et Rebbecca mariée
à Siffroy Gilbert à Terrebonne le 14 novembre 1887. Quant
à Pierre et Élyse, nous n'avons pu les retracer à
la suite de recherches sommaires. Hector et Jules assurent donc la descendance
agnatique du pionnier. Hector épouse Mélina Marcil dans
la paroisse Saint-Jacques de Montréal, le 5 février 1894
tandis que Jules épouse Irène Forget à Terrebonne
le 7 janvier 1912. Quant aux filles, il semble que seule Rebecca ait pris
mari en épousant Siffroy Gilbert à Terrebonne, le 14 novembre
1887.
La génération suivante est assurée par les quatre
enfants d’Hector Hamel et de Mélina Marcil : Lucien, Rita, Gertrude
et Laurette. Quant aux deux enfants de Jules Hamel et d’Irène Forget
: Antoinette, née le 16 juin 1914, resta célibataire tandis
que Gérard, né le 29 janvier 1913 à Terrebonne, entra
chez les Clercs de Saint-Viateur à Côteau-du-Lac en 1928
et décéda à Montréal, le 25 janvier 1998.
Lucien Hamel, fils d’Hector est le dernier descendant masculin de la
dynastie au Canada. Il épouse Béatrice-Louise Vidricaire
dans la paroisse Saint-Viateur d’Outremont le 4 ocrobre 1922. Le couple
eut trois enfants : Lise, Claude et Éric que nous n’avons pu identifier
pour le moment. Une nouvelle piste à suivre pour établir
la suite de l’histoire familiale.
Longueuil, Québec
|